English
Le mercredi des Cendres, juste après avoir reçu le signe des cendres sur notre front, nous prions : « Accomplis en nous, ô Dieu, l’œuvre de ton salut. » Le salut est l’un des mots que les chrétiens entendent et utilisent fréquemment. Qu’entendons-nous par là ?
Pour beaucoup de gens, le salut semble signifier une sorte d’état futur où l’on est heureux, où l’on est au ciel, où l’on ne souffre plus. C’est là une description du salut en termes largement négatifs, qui met l’accent sur ce qu’il n’est pas plutôt que sur ce qu’il est. Entrer au ciel est une sorte d’assurance contre l’incendie, un sursis aux souffrances de l’enfer. Ainsi, de nombreux chrétiens se réfugient au ciel. Ils sont tellement préoccupés par le fait de s’éloigner de l’enfer qu’ils finissent par trébucher en arrière et tomber au ciel.
On pense que pour obtenir son billet pour le paradis, il faut croire en quelques définitions obligatoires, se comporter d’une certaine manière et suivre les règles qui nous sont imposées. Nous avons tendance à comprendre le péché essentiellement comme une désobéissance, une transgression d’un commandement. Comme nous risquons d’être punis pour cela, nous devons l’éviter et le regretter. On est loin de comprendre la repentance comme un mode de vie.
Le salut que proclame l’Évangile, pour lequel les martyrs sont morts et que l’Église enseigne depuis ses débuts, n’est pas un moyen d’atteindre une fin, une façon d’éviter la souffrance. C’est la fin elle-même. C’est la vérité de ce que nous sommes vraiment et de ce que nous pouvons devenir. Le salut est un trésor inestimable, une perle pour laquelle nous sommes prêts à tout abandonner. C’est un don de vie.
Le salut nous rend aujourd’hui la vision de Dieu, le don de la présence de Dieu, dont nous sommes censés jouir à chaque instant de notre existence. Le salut est simplement la participation à la vie de Dieu.
Le Carême peut nous aider à voir que le péché dont l’Esprit « convainc le monde » (Jean 16, 8-11) est bien plus que toute faute spécifique que nous avons commise ou que nous pourrions commettre, ou même que la somme totale de toutes ces fautes. Le péché est la condition humaine, l’état de séparation d’avec Dieu.
La repentance est une grâce de Dieu, un don du Saint-Esprit, quelque chose que nous ne pouvons pas « accomplir » par nous-mêmes. Pourtant, nous devons aussi faire notre part, nous devons y travailler, aussi dérisoires et insignifiants que nos efforts puissent nous paraître. Nous pratiquons une mort quotidienne, mourant à nous-mêmes afin de ressusciter avec le Christ pour une vie nouvelle. Nous ne pouvons pas le faire d’un seul coup. Mais nous devons pratiquer la mort et la résurrection à chaque instant de notre vie.
Lorsque la repentance devient pour nous une attitude spirituelle incessante, une façon de vivre avec Dieu, elle devient aussi notre façon de nous préparer à la mort. « Souviens-toi que tu es poussière et qu’à la poussière tu retourneras . » À ce moment inconnu et mystérieux où nous sommes appelés à franchir la frontière entre le temps et l’éternité, entre le ciel et la terre, et à rencontrer enfin le Christ, notre Dieu et notre Juge, que pouvons-nous faire d’autre que nous repentir ? Notre pratique quotidienne et patiente du repentir nous aura appris qu’en présence de l’amour infini de Dieu, nous n’avons rien d’autre à faire que de nous en remettre à sa miséricorde. Nous aurons appris que nous tous, saints et pécheurs, ne pouvons entrer au Paradis que comme le Bon Larron, par la miséricorde du Christ.
La repentance : le chemin du salut
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Le mercredi des Cendres, juste après avoir reçu le signe des cendres sur notre front, nous prions : « Accomplis en nous, ô Dieu, l’œuvre de ton salut. » Le salut est l’un des mots que les chrétiens entendent et utilisent fréquemment. Qu’entendons-nous par là ?
Pour beaucoup de gens, le salut semble signifier une sorte d’état futur où l’on est heureux, où l’on est au ciel, où l’on ne souffre plus. C’est là une description du salut en termes largement négatifs, qui met l’accent sur ce qu’il n’est pas plutôt que sur ce qu’il est. Entrer au ciel est une sorte d’assurance contre l’incendie, un sursis aux souffrances de l’enfer. Ainsi, de nombreux chrétiens se réfugient au ciel. Ils sont tellement préoccupés par le fait de s’éloigner de l’enfer qu’ils finissent par trébucher en arrière et tomber au ciel.
On pense que pour obtenir son billet pour le paradis, il faut croire en quelques définitions obligatoires, se comporter d’une certaine manière et suivre les règles qui nous sont imposées. Nous avons tendance à comprendre le péché essentiellement comme une désobéissance, une transgression d’un commandement. Comme nous risquons d’être punis pour cela, nous devons l’éviter et le regretter. On est loin de comprendre la repentance comme un mode de vie.
Le salut que proclame l’Évangile, pour lequel les martyrs sont morts et que l’Église enseigne depuis ses débuts, n’est pas un moyen d’atteindre une fin, une façon d’éviter la souffrance. C’est la fin elle-même. C’est la vérité de ce que nous sommes vraiment et de ce que nous pouvons devenir. Le salut est un trésor inestimable, une perle pour laquelle nous sommes prêts à tout abandonner. C’est un don de vie.
Le salut nous rend aujourd’hui la vision de Dieu, le don de la présence de Dieu, dont nous sommes censés jouir à chaque instant de notre existence. Le salut est simplement la participation à la vie de Dieu.
Le Carême peut nous aider à voir que le péché dont l’Esprit « convainc le monde » (Jean 16, 8-11) est bien plus que toute faute spécifique que nous avons commise ou que nous pourrions commettre, ou même que la somme totale de toutes ces fautes. Le péché est la condition humaine, l’état de séparation d’avec Dieu.
La repentance est une grâce de Dieu, un don du Saint-Esprit, quelque chose que nous ne pouvons pas « accomplir » par nous-mêmes. Pourtant, nous devons aussi faire notre part, nous devons y travailler, aussi dérisoires et insignifiants que nos efforts puissent nous paraître. Nous pratiquons une mort quotidienne, mourant à nous-mêmes afin de ressusciter avec le Christ pour une vie nouvelle. Nous ne pouvons pas le faire d’un seul coup. Mais nous devons pratiquer la mort et la résurrection à chaque instant de notre vie.
Lorsque la repentance devient pour nous une attitude spirituelle incessante, une façon de vivre avec Dieu, elle devient aussi notre façon de nous préparer à la mort. « Souviens-toi que tu es poussière et qu’à la poussière tu retourneras . » À ce moment inconnu et mystérieux où nous sommes appelés à franchir la frontière entre le temps et l’éternité, entre le ciel et la terre, et à rencontrer enfin le Christ, notre Dieu et notre Juge, que pouvons-nous faire d’autre que nous repentir ? Notre pratique quotidienne et patiente du repentir nous aura appris qu’en présence de l’amour infini de Dieu, nous n’avons rien d’autre à faire que de nous en remettre à sa miséricorde. Nous aurons appris que nous tous, saints et pécheurs, ne pouvons entrer au Paradis que comme le Bon Larron, par la miséricorde du Christ.
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